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Robots dans l'océan

Le seul endroit du monde où la physique rend le verdict à notre place.

Mis à jour juillet 2026

<30 % Du fond marin cartographié aux standards modernes
2.100 Milles nautiques de la première traversée robot du Pacifique (2013)
Cat. 4 L'ouragan qu'un Saildrone a filmé de l'intérieur (2021)
852 m Record de profondeur d'un humanoïde (OceanOneK, 2022)

Cas d’usage

01

Science et climat en surface

Des flottes de voiliers robots qui passent des mois à collecter des données de météo, de pêche et de climat là où aucun navire habité ne veut être : de l'œil d'un ouragan à la lisière des glaces antarctiques. Autonomie réelle car la téléopération continue est physiquement impossible.

02

Travail et inspection au fond

Des ROV attachés à un câble ombilical avec pilote humain pour réparer des câbles, inspecter des plateformes et explorer des épaves ; des AUV libres qui cartographient en passes patientes. Le choix entre câble et liberté est la décision fondatrice de toute mission sous-marine.

03

Présence humaine amplifiée

Des avatars haptiques comme OceanOneK, qui portent la vue et le toucher d'un pilote à des profondeurs qui tueraient un plongeur. Téléopération assumée : le mérite n'est pas que la machine décide, c'est que l'humain arrive.

Ça, j’aime : ici les robots gagnent déjà leur salaire.

La physique comme arbitre : câble, solitude ou surface

Sur terre, nous consacrons une méthodologie entière à découvrir qui décide dans chaque robot. En mer, pas besoin : l'eau bloque les ondes radio, et cette loi répartit la catégorie en trois familles sans que le marketing ait voix au chapitre. Le ROV porte un pilote humain à travers un câble ombilical, et c'est pourquoi c'est la seule robotique où personne ne simule l'autonomie. L'AUV navigue seul et sans couverture, et son autonomie ne peut donc pas être un mensonge. Et en surface, des drones comme le Saildrone Explorer reçoivent des points de route par satellite et résolvent le reste pendant des mois, y compris l'entrée dans l'œil d'un ouragan de catégorie 4.

Cette clarté fait de l'océan notre étalon-or : quand nous évaluons si un humanoïde terrestre est téléopéré ou autonome, nous posons la question à laquelle la physique répond ici. L'extrême humain de la catégorie est OceanOneK, le plongeur haptique de Stanford qui a porté les mains de son pilote à 852 mètres : la téléopération poussée si loin qu'elle devient présence.

La carte qui manque et l'argent qui arrive

La donnée qui définit cette industrie est une honte partagée : moins de 30 % du fond marin est cartographié aux standards modernes, pire que la surface de Mars. Combler ce vide sera un travail de robots (sonar en surface, AUV en passes de tondeuse, ROV pour vérifier), et le financement arrive avec des noms propres : le cofondateur de Valve construit une flotte scientifique de 815 millions de dollars aux données ouvertes, une histoire que nous racontons en entier.

Pour le lecteur pratique, une note d'achat : la robotique sous-marine a aussi sa gamme domestique. Les ROV grand public pour l'inspection et la plongée récréative, comme le FiFish V6, démarrent autour de 1 500 euros, avec câble, caméra 4K et une centaine de mètres de profondeur : la même architecture qu'un ROV industriel, à l'échelle du loisir. La règle de la maison vaut aussi sous l'eau : achetez pour la mission (profondeur, câble, capteurs), pas pour la vidéo du fabricant.

Robots liés

Questions fréquentes

Quels types de robots sous-marins existent-ils ?

Trois familles selon leur relation à la surface : les ROV, téléopérés via un câble ombilical ; les AUV, autonomes et sans connexion pendant la mission ; et les véhicules de surface (USV) comme les Saildrone, qui naviguent seuls avec liaison satellite. C'est la physique de l'eau, qui bloque la radio, qui impose cette division.

Pourquoi ne peut-on pas piloter un robot sous-marin par radio ?

Parce que l'eau absorbe les ondes électromagnétiques : ni radio, ni GPS, ni wifi ne pénètrent au-delà de quelques mètres. Les alternatives sont un câble physique (la solution du ROV), l'acoustique (lente et de faible capacité) ou l'autonomie totale (la solution de l'AUV). C'est la seule industrie robotique où le niveau d'autonomie est dicté par la physique et non par le budget.

Combien coûte un robot sous-marin ?

La fourchette est énorme : les ROV grand public pour la plongée et l'inspection démarrent autour de 1 500 euros ; les ROV de travail industriels et les AUV scientifiques coûtent de centaines de milliers à des millions, souvent contractés comme service avec navire et équipage inclus. Les données de plateformes comme Saildrone ne s'achètent d'ailleurs pas : elles se louent par mission.

Sources

  1. World first: ocean drone captures video from inside a hurricane NOAA · 2021-09-30
  2. OceanOneK connects human's sight and touch to the deep sea Stanford Report · 2022-07
  3. Vard signs contract with Gabe Newell's marine research organisation Inkfish for 162m vessel Boat International · 2026-06
  4. Richard Jenkins (engineer): Greenbird land speed record and Saildrone Wikipedia · 2026