BellaBot
Le plateau qui marche tout seul, avec une tête de chat et la plus grande flotte de robots serveurs du monde derrière lui.
Pourquoi ce verdict · Mis à jour juillet 2026
Nous le classons RÉEL avec une définition honnête de ce qu'il fait. La navigation est authentiquement autonome : il cartographie le lieu par SLAM laser et visuel, évite les personnes avec une réponse d'une demi-seconde et n'importe qui peut le vérifier en dînant dans l'un des milliers de restaurants qui l'utilisent, d'un Kura Sushi aux États-Unis aux salles de Madrid ou Valence. La nuance est la portée : c'est l'autonomie d'un ascenseur horizontal. Il décide de la route entre les points d'une carte qu'on lui a apprise, et rien de plus. La commande, le vin, la réclamation et l'encaissement restent des affaires de personnes. Le verdict décrit qui décide, et ici le robot décide du chemin ; le reste du métier, il ne l'essaie même pas.
Ce qu’il fait bien
- La flotte la plus éprouvée de la catégorie : plus de 130 000 robots Pudu dans 80+ pays
- Location dès 180 €/mois environ : on l'essaie sans l'acheter
- Des journées de 12 à 24 heures de batterie et environ 400 trajets quotidiens
- Navigation vérifiable par tous : il suffit de dîner là où l'un d'eux travaille
Ce qu’il rate
- Il ne prend pas les commandes, ne sert pas la table, n'encaisse pas : il transporte
- Il exige des allées dégagées, un sol plat et une carte stable du lieu
- Quelqu'un doit charger et décharger chaque plateau
- L'effet nouveauté s'épuise ; l'utilité dépend du plan de la salle
Spécifications
| Fabricant | Pudu Robotics (Shenzhen, 2016) |
|---|---|
| Prix | ≈15 900 $ à l'achat · location en Espagne dès ~180 €/mois |
| Charge | 40 kg sur 4 plateaux |
| Batterie | 12 à 24 h de travail, selon l'usage |
| Navigation | SLAM laser + visuel, 3 caméras RGBD, arrêt en 0,5 s |
| Lancement | Décembre 2019 (début mondial au CES 2020) |
La personne derrière : l'étudiant qui a choisi les restaurants
Felix Zhang s'est pris de passion pour les robots pendant ses études de troisième cycle à l'Université des sciences et technologies de Hong Kong, et en janvier 2016 il a fondé Pudu Robotics à Shenzhen avec un pari contre-intuitif : pendant que l'industrie rêvait d'hôpitaux et d'usines, il a choisi le métier le moins glamour possible, porter des assiettes. Son premier robot, le PuduBot, a remporté un prix Red Dot en 2017. La chatte est arrivée ensuite : BellaBot a débuté au CES 2020 avec des oreilles, des miaulements et un écran qui prend un air agacé si on lui caresse trop la tête. La tendresse n'est pas un ornement, c'est une interface : un chariot que les enfants adorent est un chariot auquel les clients cèdent le passage.
Aujourd'hui le pari est gagné : plus de 130 000 robots livrés dans plus de 80 pays, avec des chaînes comme IHOP ou Kura Sushi parmi ses clients. En Espagne, où les premiers serveurs robots sont arrivés à Madrid en 2019, BellaBot se loue dès 180 euros par mois environ : moins cher qu'une machine à café professionnelle.
Ce qu'il fait vraiment (et ce qu'il ne fait pas)
Sous la tête de chat il y a un AMR classique : SLAM laser et visuel pour cartographier la salle, trois caméras de profondeur et un lidar pour éviter clients, serveurs et chaises déplacées, avec un arrêt en une demi-seconde si quelque chose se met en travers. Le fabricant annonce environ 400 trajets par jour et de 12 à 24 heures de batterie. Sur le papier du compte de résultat, la comparaison qui circule dans le secteur est crue : un robot de 10 000 à 16 000 euros environ, ou 180 par mois, face à un coût du travail d'environ 2 000 euros mensuels par serveur.
Cette comparaison est aussi le piège. BellaBot ne fait pas le travail d'un serveur : il fait ses kilomètres. Quelqu'un continue de prendre la commande, d'ouvrir le vin, de lire le visage du client et de réparer l'erreur. Où il s'intègre et où il ne s'intègre pas, face à son rival direct de Keenon, dans notre comparatif de robots serveurs ; le contexte de tout le secteur, dans robots dans la restauration.
Industries
Questions fréquentes
Combien coûte le robot serveur BellaBot ?
À l'achat, environ 15 900 dollars chez les distributeurs officiels (le prix varie entre 10 000 et 16 000 euros environ selon le pays et la configuration). En Espagne, la formule courante est la location : de 180 à 200 euros par mois environ avec installation et support, c'est ainsi que la plupart des restaurants l'essaient.
BellaBot remplace-t-il un serveur ?
Non. Il remplace les kilomètres du serveur, pas son métier : il transporte les plats entre cuisine et table, mais ne prend pas les commandes, ne sert pas, ne conseille pas et n'encaisse pas. En pratique, il fonctionne comme un commis de salle qui libère les personnes pour la partie du travail qui exige des personnes.
Comment BellaBot navigue-t-il sans se cogner ?
Il combine SLAM laser et visuel : il apprend d'abord une carte du lieu, puis s'y localise avec un lidar et trois caméras de profondeur. Face à un obstacle imprévu (un enfant, une chaise, un autre serveur), il freine avec une réponse d'une demi-seconde. Pas de rails ni d'aimants : on ne touche pas au restaurant.
Sources
- BellaBot, official product page
- Pudu BellaBot: price, specs and demo
- Pudu Robotics founder & CEO Felix Zhang at BEYOND Expo 2026 (130,000+ units, 80+ countries)
- Biography: Felix Zhang, founder of Pudu Robotics
- BellaBot precio: desde 180 € al mes
- Robots camareros por 10.000 € en pago único frente a un camarero humano de 2.000 € al mes
- At your service: robot wait staff fit the bill